Nourrissage des chats « errants » : ce qu’il faut savoir
- mateudiantoine7
- il y a 3 jours
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La Fondation 30 Millions d’Amis se mobilise au quotidien pour le bien-être des chats errants. Elle soutient financièrement plusieurs centaines de mairies et d’associations qui s’engagent à faire identifier et stériliser les chats libres. Et éclaire également celles et ceux qui s’interrogent sur les modalités de nourrissage des félins.
Certaines personnes se demandent peut-être s’il est possible de nourrir les chats errants de leur commune. La Fondation 30 Millions d’Amis leur répond !
Dans un premier temps, renseignez-vous sur l’existence, ou non, d’une convention « chats libres » entre la municipalité et une association. En tant que responsable de la gestion des populations de chats errants, le maire peut lancer des campagnes de stérilisation et d’identification des chats sur sa commune (article L. 211-27 du code rural et de la pêche maritime). Les chats ainsi capturés et relâchés sont alors identifiés au nom de la mairie ou de l’association qui aide.
Dans le cadre d’une convention conclue avec la Fondation 30 Millions d’Amis, les félins sont donc identifiés au nom de la Fondation qui assure leur protection juridique et la prise en charge de leurs soins (cofinancés à hauteur de 50% avec la municipalité partenaire, pour les frais de stérilisation et d’identification). Ils sont considérés comme des « chats libres », même s’ils restent des chats errants de la commune et demeurent, en vertu de la convention, sous la responsabilité du maire.
Seul le nourrissage des chats libres est autorisé en toutes circonstances
En principe, en vertu du règlement sanitaire départemental, un maire peut décider d’interdire, par arrêté, le nourrissage des chats "errants", sur la voie publique ou sur un terrain privé, à condition qu’il démontre les nuisances occasionnées par les félins. Dans une telle situation, tout nourrisseur s’expose à une amende de 450 euros.
En revanche, le nourrissage des chats "libres" reste quant à lui autorisé sur les lieux de leur capture par un particulier, une association, ou – au mieux – une personne mandatée à cet effet par le maire (art L. 211-27, préc). Une personne spécialement mandatée à cette fin a l’avantage de connaître les chats libres dont elle s’occupe (généralement reconnaissables par leur tatouage PE à l’oreille) et pourra donc intervenir rapidement pour procéder à la capture, à la stérilisation/identification et au relâcher d’un éventuel chat errant « tiers ».
La stérilisation réduit le risque de nuisances
C’est pourquoi, dans le cas où un maire – signataire d’une convention « chats libres » – aurait pour projet d’interdire ce nourrissage, alors la Fondation 30 Millions d’Amis met en place une médiation pour l’inciter à y renoncer afin de privilégier le bien-être des félins.
Il est dans l’intérêt des maires de faire stériliser et identifier les chats errants de la commune (et les faire ainsi devenir chats libres) pour empecher d’éventuelles nuisances et ainsi leur éviter la tentation d'adopter un arrêté qui interdirait le nourrissage des félins, une telle interdiction étant contraire au bien être animal… En effet, la stérilisation réduit fortement le risque de nuisances. Elle stabilise automatiquement la population qui continue de jouer son rôle de filtre contre les rats ou souris. Par la même occasion, elle enraye le problème des odeurs d’urine et de miaulements des femelles en période de fécondité. En tout état de cause, éradiquer des chats sur un lieu donné entraîne leur remplacement spontané et immédiat par d’autres, car si des chats résident en ce lieu, c’est qu’il constitue un biotope favorable.

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